Les alliances stratégiques sont le véritable carburant du secteur. Pour preuve, le montant issu des partenariats des Biotechs françaises cotées atteint près de 2 Mds d’euros en 12 ans, pour 80% à l’international. En pleine dynamique, et signe d’une certaine maturité, les partenariats sont désormais leur deuxième source de financement.
🔹Deux deals de plus de 25 M€ par an en moyenne
Au fil des années, les Biotechs françaises ont renforcé leur pouvoir d’attraction auprès d’acteurs mondiaux dans la Santé avec notamment 23 versements de plus de 25 M€ depuis 2015 (voir Tableau ci-dessous). Un chiffre qui démontre la capacité de nos Biotechs à attirer des Leaders dans la Santé.

🔹 La deuxième source de financement
Les partenariats ont rapporté un peu plus de 150 M€ par an au secteur, ce qui en fait la deuxième source de financement depuis 2015 (20% du total), derrière les augmentations de capital (60%) mais devant la dette (18%) et les IPOs (2%). Au total, les Biotechs cotées ont reçu 97 versements (Milestones et Upfronts) sur la même période ce qui correspond à une moyenne de 21 M€ par opération.
🔹 L’Europe en première ligne
Si l’écosystème local joue son rôle, les chiffres montrent une nette ouverture à l’international : les partenaires européens (ex-France) sont les premiers contributeurs, captant 40 % des accords signés avec nos Biotechs. Les Etats-Unis sont le deuxième contributeur (24%), devant la France (21%) et l’Asie (15%).
🔹 Une illustration récente de cette dynamique
Le bond de +40 % d’Innate Pharma en bourse cette semaine suite à la signature de son accord avec Sobi est évocateur. Les conditions parlent d’elles-mêmes : 65 M€ en cash dès la signature, soit le 5ᵉ plus gros versement perçu par une biotech tricolore sur 12 ans. Une preuve que la recherche française conserve un pouvoir d’attraction intact auprès des leaders mondiaux de la Pharma.
🔹 Une régularité rassurante
C’est la 8ᵉ année sur 12 qu’Innate Pharma encaisse un versement de l’un de ses partenaires (6e fois avec un versement supérieur à 25 M€). Cette monétisation régulière du pipeline se retrouve aussi chez d’autres Biotechs françaises comme Adocia (7 années sur 12), Nicox (6/12), OSE Immuno (6/12), Genfit (5/12), ou encore Transgene (5/12).
🔹 1/4 des Biotechs génèrent 3/4 des versements
À elle seule, Innate Pharma capte 26 % de l’ensemble des 2,1 Mds EUR de versements des partenaires sur 12 ans. On retrouve ensuite Cellectis (14% du total), Genfit (13%), Valneva (10%), OSE Immunotherapeutics (7%) et Adocia (6%) – voir Graphique.
Pour le secteur, la capacité à signer et faire durer des alliances stratégiques demeure le vrai juge de paix. Même si le cours de bourse peut mettre du temps à s’ajuster, une chose est sûre : les technologies de rupture continueront de trouver preneurs à l’international, et la validation des technologies par les Pharmas récompensera leur modèle de croissance sur la durée.



